.:.Chronique.:.

Pochette

Grubbs, David

A Guess At The Riddle

[Fat Cat/PIAS::2004]

|01 Knight Errant|02 A Cold Apple|03 Wave Generators|04 Magnificence As Such|05 The Neophyte|06 Rosie Ruiz|07 You'll Never Tame Me|08 Your Neck In The Woods|09 One Way Out Of The Maze|10 Pangolin|11 Hurricane Season|12 Coda (Breathing)|

J’avoue que depuis l’aventure Gastr Del Sol j’ai une certaine admiration pour David Grubbs. De cette période où tout le monde ou presque se pâmait devant le post-rock. Aujourd’hui la fièvre étant un peu retombée on en apprécie d’autant mieux les disques de D.Grubbs. Car quand on a fait parti de Gastr Del Sol, Bastro, qu’on a collaboré avec des pointures comme Royal Trux, Matmos, Will Oldham ou Tony Conrad et qu’on a sortit des quasi classiques tels que « Rickets & Scurvy » , « The Spectrum Between » ou « The Thicket » il est difficile de nier l’importance d’un type comme lui. Un parcours qui force évidemment le respect et qui laisse songeur. Finalement D.Grubbs est le genre d’artiste qui fait quasiment l’unanimité sans qu’il ait eu à remuer ciel et terre ou remplir des stades. Car il faut bien se l’avouer D.Grubbs n’intéresse encore aujourd’hui qu’une minorité de mélomanes ou d’initiés, rescapés de la « vague » post-rock des 90’s. La réputation du bonhomme est certainement plus importante que le nombre de disque qu’il a vendu. Le monde est cruel.

Alors quelle nouvelle de la planète Grubbs ? Un nouvel album pardi. On avait laissé l’américain sur son précédent effort sur Fat Cat, le magnifique « Rickets & Scurvy ». Depuis, pas grand chose à se mettre sous la dent sinon un split avec Avey Tare d’Animal Collective, un album, « Comic Structure », disponible qu’en vinyle et sur un petit label, et deux collaborations avec Mats Gustafsson et Loren Connors. Pas grand chose disions-nous. Ce deuxième album pour Fat Cat est sans doute à mettre un cran au-dessus de « Rickets & Scurvy ». Même si on rentre en terrain connu avec les deux premiers morceaux on tombe malgré tout littéralement sous le charme et on se demande où est-ce qu’il va encore chercher tout ça. Faisons fi des questions et dégustons un album où le post-rock le plus classique de Grubbs (« Knight Errant », « A Cold Apple » ou « Wave Genrators ») avec tout ce qu’il a de plus touchant et de lumineux se mêle avec des morceaux plus expérimentaux d’une toute aussi grande beauté (« Hurricane Season », « Coda (Breathing) », « Rosie Ruiz ») ou des titres plus minimaux où le piano de Grubbs s’exprime à sa juste valeur (« You’ll Never Tame Me »).

Une fois de plus D.Grubbs sort un album à la hauteur des espérances. On ressort ému d’une telle écoute même s’il apparaît que ce disque n’est pas le plus évident qui soit mais il dégage une force tranquille assez salvatrice. Rien à dire, donc. Comme d’habitude, on s’incline.

note : 9

par Fabien, chronique publiée le 18-06-2004

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http://www.fat-cat.co.uk

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