.:.Chronique.:.

Pochette

Friends Of Dean Martinez

Random Harvest

[Glitterhouse Records::2004]

|01 So Well Remembered|02 Ripcord|03 The Winter Palace|04 Random Harvest|05 Dusk|06 Why Does My Heart Go On Beating|07 Lost Horizon|08 Nowhere To Go|

Aussi loin que je m’en souvienne je ne me rappelle pas avoir beaucoup entendu de groupes de rock purement instrumentaux. A part The Shadows je ne vois pas. Si quelqu’un a d’autres références je serai bien content de les connaître. Friends Of Dean Martinez a donc choisit de ne pas s’encombrer de chanteur et de ne pas se casser la tête à chercher des paroles qui risquent de surcharger les morceaux du groupes qui se suffisent d’eux mêmes. Le lyrisme est sans doute le leitmotiv du groupe. Une musique évocatrice et profondément émotionnelle. On aurait presque envie de verser une petite larme devant des morceaux aussi désarmant que « The Winter Palace ». Mais nous sommes de grands garçons, n’est-ce pas ? Nous saurons nous retenir, d’autant plus que le groupe enchaîne directement sur l’héroïque et très floydien « Random Harvest ». Je vois d’ici quelques oreilles se tendre. Serait-ce le Floyd de « The Dark Side Of The Moon » ou de « Atom Heart Mother » ? Non, hélas, c’est plutôt celui de « A Momentary Lapse Of Reason » ou voire de « The Division Bell ». Je sais c’est décevant. Mais bon, il demeure que les fans de cette période la moins intéressante des flamands roses sont encore légions.

Les morceaux de Friends Of Dean Martinez ont donc cette espèce de lenteur et de lourdeur qui est si caractéristique chez Pink Floyd. FODM aura au moins la délicatesse de ne pas s’engluer dans les dogmes du rock progressif classique. Ce « Random Harvest » garde une certaine distance et arrive parfois à s’en échapper le temps d’un « Dusk » qui mélange allégrement des influences à peine voilées aux Doors et au Velvet Underground. Finalement ce ne sera qu’un intermède puisque « Why Does My Heart Go On Beating » nous fait rappeler le gros dinosaure qu’est Pink Floyd à notre bon souvenir. Donc si vous vous êtes arrêté aux années 70 pour Pink Floyd, un peu comme moi en somme, vous vous passerez aisément de ce disque qui garde malgré tout certaines qualités mais qui finit par lasser assez rapidement. Les autres se rueront dessus et iront écouter ce disque en haut d’une falaise, les cheveux au vent, essayant de se prendre pour le meilleur des guitar-hero ou au pire pour David Gilmour.

note : 6

par Fabien, chronique publiée le 15-06-2004

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