.:.Chronique.:.

Pochette

Air + Alessandro Baricco

City reading

[Record Makers::2003]

« City est un livre. L’idée, c’était d’en lire des pages à voix haute, dans un théâtre rempli de gens, avec une musique qui accompagnerait tout le spectacle. Nous l’avons fait à Rome, en novembre 2002. Ca s’est bien passé. Les gens ont applaudi, et nous nous sommes bien amusés. Alors, l’idée est devenue : faire un disque avec une voix qui lit et plein de musique autour. Nous l’avons enregistré à Paris, un mois plus tard. Nous nous sommes bien amusés. A présent l’idée serait d’en faire un jeu vidéo. Mais nous ne sommes pas vraiment certains. » AB & Ai

Ce qui est bien avec Air, c’est qu’en plus de leur talent indéniable et maintes fois reconnu, ils réussissent toujours à nous surprendre, agréablement. Ils auraient pu se contenter de surfer sur la vague de Moon Safari, mais ne l’ont pas fait, acceptant divers projets entre leurs albums perso. Tant mieux pour nous, sinon nous n’aurions eu droit à la géniale BO du film The Virgin Suicides, avant leur album studio moins accessible, tout aussi talentueux, plus recherché et abouti à mon goût (10000 Hz Legend). Le duo Jean-Benoît Dunckel / Nicolas Godin revient une fois encore nous épater avec un projet audacieux et ambitieux, celui de réaliser le difficile exercice d’accompagner la lecture des textes d’Alessandro Baricco, extraits de City.

Histoires de western, musique de western. La lecture est faite d’un ton assuré, d’une voix qui a vécu ; la musique est sobre, ne s’impose jamais plus que ce qu’il faut par rapport aux textes, même si on en voudrait parfois davantage (c’est chose faite avec le dernier et lent morceau, instrumental comme son titre l’indique, Musica). Les fans de Air ont déjà dû acheter City Reading ; ceux qui pensent ne pas pouvoir apprécier ce genre d’exercice ont tort, parce que plus on écoute cet album plus on l’apprécie. L ’univers harmonieux crée entre les textes et la musique fonctionnant à merveille.

Les arpèges de guitare répétitifs mais jamais lassants (Bird), les claviers envoûtants comme à leur habitude (Finale), et la flûte de Malik Mezzadri (Pat Cobhan Ride) assurent un habillage sonore à la hauteur de nos attentes.

note : 7

par Noémie, chronique publiée le 28-01-2004

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Fabien : avis du rédacteur
jean marc : avis du rédacteur

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